L'identité des adolescents adoptés

L’identité raciale chez l’adolescent adopté

Qu’est ce que l’identité raciale ?

Une des définitions de l’identité raciale retenue dans le travail de madame Morrier provient des chercheurs Cohen et Weshues qui pourraient se traduire ainsi :

«L’identité raciale se réfère aux valeurs que l’individu attache à son apparence physique et à sa race en général ainsi qu’à la perception et les attitudes reliées à l’expérience sociale d’appartenir à cette race.»

Selon madame Morrier,

«L’identité liée aux origines d’une personne appartenant à un groupe minoritaire est fondée sur l’appréciation qu’il se fait de sa différence par rapport au groupe majoritaire, et sur sa façon dont il négocie cette différence dans ses rapports sociaux».

Une personne intègre ce qu’elle juge important pour se définir. Son appartenance à un groupe, à une ethnicité est un facteur important. Elle se pose des questions supplémentaires. Comment est-elle perçue de la majorité ? Comment se perçoit-elle ? Comment perçoit-elle le groupe majoritaire ? À quel groupe appartient-elle ?

Les éléments retenus pour savoir si une personne est fière de son identité raciale sont les suivants :

  • Démontrer de la fierté face à sa race.
  • Intérêt et identification à son groupe racial.
  • Ne pas avoir honte de ses racines.
  • Être heureux de son apparence physique.

Cette acceptation de sa différence est très importante pour avoir une identité complète.

La complexité de l’identité raciale chez l’adolescent adopté

L’adolescent adopté a un problème plus complexe à surmonter pour définir son identité. Il n’a pas de parents qui lui ressemble et la société ne lui offre pas de point de repère. De plus, il vit avec le dilemme d’être perçu comme québécois dans sa famille et comme un étranger dans la société.

La difficulté ne réside souvent pas dans la couleur comme dans les valeurs qui s’y rattachent.

Avec le développement cognitif et de sa pensée, l’adolescent est en mesure de comprendre ce que signifie être noir ou chinois. Il réalise que sa couleur de peau est associée à une culture. Il comprend ce que représente être perçu haïtien ou chinois dans une société à majorité blanche.

Les communautés d’origine ne sont pas perçues de la même façon par le groupe majoritaire. Certaines sont beaucoup mieux acceptées que d’autres. Ce sont les ados à peau noire qui vivent le plus de difficultés. Ils doivent vivre avec le fait d’être adoptés et de provenir d’une minorité stéréotypée négativement par la majorité. Malgré ce fait, la grande majorité se tire très bien d’affaire.

Auteure:
Lucie Bourdeau
Familles au coeur québécois, janvier 2002



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©  Copyright 1998-2002 Lucie Bourdeau Gilles Breton Tous droits réservés.
Date de publication: janvier 2002

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