L'identité des adolescents adoptés

La crise d’adolescence chez les adolescents adoptés

80% des ados passent à travers l’adolescence sans trop de heurt. Que se passe-t-il avec ceux qui vivent durement cette période?

Deux recherches, une Néerlandaise de 1995 et une autre Hollandaise datant de 1988, apportent des statistiques sur les cas sérieux. En questionnant les parents adoptifs, 25% disent avoir eu de sérieux problèmes avec leur jeune. (75% ont donc passé l’adolescence sans embûches majeures) La recherche de Hollande stipule que 5 à 6% des jeunes ados adoptés à l’international ont vécu un placement à un moment de leur adolescence. Le plus haut taux de perturbation arriverait vers l’âge de 12 ans.

Les causes

Ceux ayant été adoptés plus tardivement seraient plus touchés que ceux ayant été adoptés en bas âge.

Les ados ayant subi des handicaps affectifs (séparations répétées, difficultés d’attachement), ont souvent des comportements plus difficiles au moment de la recherche d’identité.

Ceux qui ont vécu une enfance douloureuse risquent de vivre une adolescence difficile. Ce qui a été mal vécu pendant l’enfance est réactivé durant l’adolescence.

Selon les recherches, les problèmes sérieux sont également attribuables à plusieurs autres facteurs:

  • Mauvaises motivations de départ pour adopter.
  • aractéristiques de la famille.
  • L’âge de l’enfant au moment de l’adoption.
  • Antécédents biologiques.
  • Négligence durant l’enfance, carences graves précédents l’adoption.
  • Problèmes d’attachement.
  • Nombre d’enfants adoptés simultanément ou trop rapprochés.
  • Mauvaise préparation des adoptants.
  • Difficulté d’intégration de la double appartenance.

Les modes de crises

On attribue les crises violentes de ces ados, entre autres, au désir de tester l’amour de leurs parents. Sauront-ils l’accepter ou rejèteront-ils leur enfant comme ce dernier semble le penser? Ils ne veulent que confirmer ce qu’ils pensent.

Ceux qui vivent durement la crise, la vivent selon deux principaux modes: dépressif ou agressif.

Le dépressif se replie sur lui-même. Il souffre en silence de l’abandon, de ne pas savoir à qui il ressemble. Il craint de ne rien valoir en raison de son abandon, il se déprécie. L’ado réfléchit beaucoup. Dans son quotidien, il peut paraître tout à fait en bonne santé mental. Il croit souvent avoir une dette envers ses parents.

L’agressif vit la colère. Il peut avoir des difficultés scolaires et fuguer. Ce jeune a besoin d’exprimer sa colère et sa révolte. Ce tempérament a souvent une issue heureuse puisque le jeune a pu évacuer sa colère.

Que faire si la crise semble difficile?

N’hésitez pas à consulter un travailleur social, communiquer avec votre CLSC, il sauront vous diriger vers de l’aide spécifique à vos besoins. Il existe des groupes d’information sur les ados, sur les drogues et des groupes de discussion traitant des problèmes d’adolescents. Vous serez en mesure de savoir si oui ou non votre ado a besoin d’aide.

Auteure:
Lucie Bourdeau
Familles au coeur québécois, janvier 2002



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©  Copyright 1998-2002 Lucie Bourdeau Gilles Breton Tous droits réservés.
Date de publication: janvier 2002

URL = http://www.quebecadoption.net/adoption/preadopt/ado_identi_p14.html