Expliquer l'adoption à son enfant

En ce début de 3e millénaire, on ne songerait même pas à ne pas révéler à son enfant qu’il a été adopté. Évidemment, le développement de l’adoption internationale depuis le début des années 1970 au Québec et l’arrivée de milliers d’enfants aux caractéristiques physiques différentes de celles de leurs parents adoptifs ont contribué à simplifier le défi d’expliquer l’adoption aux enfants. Il serait tout à fait saugrenu d’essayer de faire croire à un enfant latino ou asiatique qu’il est né de parents caucasiens blancs. Mais, au-delà de cette situation, il semble normal et essentiel d’expliquer à l’enfant ses origines, qu’il soit né en Chine ou au Québec.

Depuis le début des années 1960, l’adoption est passée d’une réalité cachée, d’un tabou à une partie intégrante d’un développement sain des familles québécoises. Avant cette période, d’une part les mères célibataires accouchaient incognito et se voyaient forcées de confier (nous emploierons délibérément le terme confier plutôt que donner) leur enfant à l’adoption et de l’autre, les familles adoptives refusaient d’avouer à leur enfant leur véritable origine. À l’époque où le but ultime du mariage est la procréation, révéler à son enfant qu’il est né d’autres parents devient une sorte d’atteinte à la virilité masculine et à la fécondité féminine.

Au Québec, bon nombre d’adoptés n’ont su leur véritable origine qu’à l’âge adulte avec toutes les séquelles psychologiques qui en découlent.

Aujourd’hui, le droit de l’enfant de connaître ses origines est un droit acquis.

Le grand principe fondamental concernant la révélation de l’adoption est le suivant: répondre aux questions de l’enfant en des termes simples adaptés à son âge sans provoquer inutilement les situations ou sans esquiver les questions.

 

Notre expérience personnelle

À la question «Maman, est-ce que je suis né(e) dans ton ventre?», nous avons répondu à nos deux filles: «Non, tu viens du Salvador (pour l’aînée) et de Chine (pour la cadette)!».

Nous avons également utilisé un jouet de l’UNICEF, «Hug-a-planet», une sorte de globe terrestre en peluche que l’enfant peut serrer contre lui et sur lequel il peut dormir. Nous leur indiquions où se trouvaient le Salvador et la Chine. Pour le fils d’une amie, il a pratiquement servi d’objet transitionnel.

Parce que nous avons tissé des liens affectifs étroits avec plusieurs parents adoptants et participé à de nombreux événements de la FPAQ ou privés où couraient et s’amusaient follement une ribambelle d’enfants adoptés parmi lesquels se trouvaient des enfants biologiques, nos enfants ont toujours été en contact avec la réalité de l’adoption internationale.

Nous avons fêté les anniversaires d’adoption, tapissé une partie du sous-sol des photos de nos enfants et de photos envoyés par des amis. Je crois que nos enfants ont rapidement intégré la question de l’adoption et les réponses aux questions s’en sont trouvées plus faciles. Assez curieusement, dans le cas de nos enfants, être enfant biologique était être différent.

Notre expérience nous montre que les filles posent plus de questions sur l’adoption, sont plus sensibles à cette réalité que les garçons et que ceux-ci les posent plus tard.

Une anecdote amusante au sujet de notre fille aînée. Toutes ses compagnes de jeux provenaient d’une kyrielle de pays. Après le congé d’adoption, elle a connu une première garderie en milieu familial où se trouvait une enfant biologique. À un moment est venue la question: «Dis maman, est-ce que Rosalie est adoptée?».

Sur la question des «vrais parents», nous avons plutôt parlé d’une autre «madame» du Salvador et de Chine qui, pour des raisons que nous ne pouvons que présumer, ne pouvait prendre soin d’elles.

Nous n’avons pas trop insisté sur la pauvreté de la «madame». Les enfants ayant l’imagination fertile, ils pourraient croire qu’une période prolongée de chômage ou de grave difficultés financières de leurs parents adoptifs signifierait un autre abandon et une autre famille.

Nous avons pu répondre assez précisément à plusieurs questions sur l’adoption de notre fille aînée parce que nous possédions des informations sur la famille d'origine.

Dans le cas de notre fille aînée, la question de l’adoption a pris une tournure particulière puisque durant notre séjour au Salvador, nous avons gardé son frère biologique 2 mois dans le but de l’adopter lui aussi. Malheureusement pour nous, la mère de naissance a décidé de reprendre son fils après cette période à notre grand désarroi (inutile de vous avouer que ce jour restera gravé dans notre mémoire comme l’événement le plus douloureux de notre vie). À l’âge de 5-6 ans, à un moment où nous l’avons jugée mûre pour recevoir cette nouvelle, nous lui avons expliqué que le petit garçon qu’elle voyait sur les photos était en fait son frère biologique. Auparavant, c’était un petit garçon que nous voulions adopter mais qui est finalement resté au Salvador.

Pour la cadette, rappelons-le née en Chine, parler d’adoption fut plus ardu parce que nous devons nous en tenir à des affirmations plus générales. Devoir expliquer à un jeune enfant la politique chinoise de l’enfant unique et la préférence millénaire accordée aux garçons n’est pas une mince tâche. La présence de photos de la famille d'origine dans le cas de l’aînée et leur absence dans l’autre ont attristé notre cadette. Les manifestations de cette tristesse se présentaient comme ceci: «Maman, pourquoi ma soeur a des photos de sa famille et pas moi?».

André Cousineau
Parent adoptant

     

Les premières questions de l’enfant quant à l’adoption vont apparaître vers 3 ou 4 ans (chez les enfants les plus précoces), à l’âge où l’enfant commence à se questionner sur la sexualité. À la vue d’une femme enceinte ou à l’arrivée du frère ou de la soeur d’un copain, la question sera presque inévitablement: «Maman, est-ce que je suis né(e) dans ton ventre?». On peut simplement répondre «Non, tu es né dans le pays X». Certains enfants n’entendent que le «non» et retournent à leurs activités. D’autres répètent la question dans les jours suivants à cause de leur faible capacité de rétention des informations. Pour d’autres, entendre «Nous t’avons adopté» n’a guère de résonance que «Nous t’avons emmené au zoo de Granby lorsque tu étais petit(e)».

Ensuite, l’enfant demandera sûrement: «Si je ne viens pas de ton ventre, de qui je viens?». À cette question, il conviendra de ne pas confondre l’enfant immédiatement en parlant de l’autre «maman». Lorsque l’enfant aura grandi, il sera bien temps de parler d’une autre «maman» et plus tard d’une mère de naissance. L’enfant doit comprendre que vous êtes ses vrais parents. Les vrais parents sont ceux qui l’éduquent et l’aiment pour la vie. Cette question des «vrais» parents est essentielle parce qu’elle revient parfois de la part d’enfants qui utilisent cette situation pour taquiner vos enfants: «Tes parents (adoptifs) ne sont pas tes vrais parents!».

Pour parler d’adoption à son enfant, il faut créer un climat d’ouverture. L'enfant doit sentir que ses parents sont parfaitement à l’aise de lui raconter son histoire d’adoption et répondre à toutes ses questions au meilleur de leur connaissance. Les enfants ont un sixième sens pour discerner chez leurs parents cette absence d’ouverture ou ce malaise à parler ouvertement d’adoption. Les enfants vont très vite déceler si pour vous l’adoption était un deuxième choix.

Un jour ou l’autre, certains parents sont mal à l’aise de parler d’une autre «maman», tellement qu’ils ne peuvent se résigner à parler de l’intervention ou du rôle d’une autre dans la création de leur famille. Leurs enfants comprendront qu’il ne faut pas trop insister sur ce sujet et s’en tiendront aux questions générales pour ne pas trop peiner leurs parents.

Pourquoi certains parents agissent-ils ainsi? Certains ont une peur irraisonnée de voir la mère biologique revenir dans leur vie et reprendre l’enfant même si elle habite à des milliers de kilomètres. D’autres craignent que leurs enfants cessent de les aimer. D’autres encore n’ont pas fait le deuil de l’infertilité. Enfin, des parents se sentent coupables d’être nés dans un pays riche où des couples peuvent adopter un enfant né dans un pays plus pauvre.

Sans vouloir questionner les raisons fondamentales de l’adoption internationale par des couples québécois, il n’en demeure pas moins que certains ont choisi d’adopter, inconsciemment ou non, en Chine parce que les retrouvailles sont à toutes fins pratiques impossibles comme d’autres ont adopté en Roumanie ou en Russie pour ne pas avoir à répondre aux questions sur la couleur de la peau.

Expliquer l’adoption à son enfant pourrait ressembler à ceci: «Tu sais, les enfants grandissent dans le ventre d’une maman. Lorsque le bébé est prêt, la maman donne naissance à l’enfant. Parfois la maman est prête à s’en occuper (donner des exemples connus de l’enfant). Parfois, c’est le contraire, soit parce qu’elle est trop jeune, soit qu’elle va encore à l’école ou parce qu’elle ne peut donner à son enfant tout ce qu’elle désire pour lui ou elle. Lorsque ceci arrive, elle peut aller confier son enfant à l’orphelinat ou à des personnes en mesure de s’en occuper pour que celles-ci trouvent d’autres parents. Ceci s’appelle l’adoption, et l’adoption, c’est pour toujours».

«Maman ne pouvait avoir de bébé dans son ventre. Nous voulions beaucoup avoir un enfant comme toi. Quelqu’un nous a parlé de toi et nous a envoyé une photo. Dès ce moment, tu étais dans notre coeur. Nous sommes allés te chercher là-bas et nous avons fait un long voyage en avion pour te ramener ici. Nous sommes chanceux d’avoir adopté un enfant comme toi».

«Tu dois savoir que la femme (ou la maman) qui t’a mis au monde t’aimait beaucoup et qu’elle souhaitait une vie meilleure pour toi, une vie qu’elle ne pouvait te donner».

Votre enfant doit comprendre trois concepts:

  1. Il est né comme les autres d’un papa et d’une maman.
  2. Beaucoup d’enfants sont adoptés (si vous faites partie d’une association de parents adoptants, ce sera l’évidence même); ceci est normal et naturel qu’une famille compte un ou des enfants adoptés. Aux États-Unis, de nombreuses personnalités connues sont des enfants adoptés.
  3. L’adoption est permanente. Il est impossible que les parents de naissance viennent un jour le chercher. Si l’enfant vient à en douter, dites-lui qu’il est collé à vous pour la vie.

Si vous formez un couple, le conjoint doit confirmer, corroborer ou compléter ce que l’autre vient d’affirmer ou de répondre sans quoi l’enfant pourrait croire qu’on lui cache quelque chose, que vous puissiez l’abandonner pour en choisir un autre.

Il sera beaucoup plus facile de parler d’adoption à son enfant si l’on possède des informations détaillées sur sa vie avant son arrivée dans votre famille.

Lorsqu’en plus de connaître des informations sur la famille d'origine, vous possédez des photos de cette famille ou de la vie de votre enfant avant son adoption, parler d’adoption devient plus aisé. Les enfants peuvent plus facilement recréer leur histoire d’adoption. Ces photos sont importantes puisqu’elle permettent à l’enfant de ne pas se sentir trop «différent» à l’école lorsque viendra le temps d’apporter des photos de bébé. Certains enfants choisissent d’afficher ces photos sur le mur de leur chambre, de les encadrer ou de les insérer dans leur propre album de photos.

Donc, si l’enfant pose des questions sur sa famille d'origine, vous serez en mesure de lui répondre. Dans le cas contraire, répondez que vous auriez aimé lui répondre mais que vous n’en savez rien.

Si vous n'avez pas de photos de la famille d'origine, vous pouvez suppléer par des photos de votre séjour dans son pays, de sa ville natale, de l’orphelinat, de la nounou pour aider votre enfant à reconstituer son histoire d’adoption. Un excellent outil pour la Chine est le magnifique livre «When you were born in China» (voir bibliographie à la fin) qui relate l’odyssée d’un couple américain en Chine illustrée de nombreuses photos et agrémentée de textes simples sur tout ce qui sous-tend l’adoption en Chine.

Cependant, peu importe l’affection et la tendresse éprouvées par les enfants adoptés envers leurs parents adoptifs, il est certain qu’un jour ou l’autre, ils en viendront à vous poser des questions sur leur famille d'origine. La plus fréquente est souvent: «Est-ce que mon autre «maman» m’aimait?». Il faut savoir que l’adoption est, sauf de très rares exceptions, un acte d’amour. Acte d’amour de la mère biologique qui désire une vie meilleure pour son enfant et acte d’amour des parents adoptifs qui désire ardemment un enfant pour l’aimer toute la vie.

Dans toute la question des parents de naissance et des parents adoptifs, l’enfant doit réussir à différencier deux concepts: le don de vie et l’éducation d’un enfant. L’expérience de porter un enfant et de lui donner naissance est un don du ciel. L’enfant apporte avec lui le bagage génétique de ses parents de naissance. Mais éduquer un enfant jusqu’à l’âge adulte est un autre don. Et parfois le contexte sociopolitique ou la situation matérielle nous empêche d’accomplir la seconde partie de la tâche.

Dans la discussion sur l’adoption, il faut également renforcer l’idée qu’il n’y avait rien d’anormal avec l’enfant. L’enfant n’est pas responsable de la situation ayant conduit à l’adoption.

Par rapport aux retrouvailles internationales ou au retour aux sources, des parents adoptants des Iles de la Madeleine ont un projet intéressant. Ayant tous adopté en Chine et projetant un jour d’y retourner avec leurs filles respectives, ils déposent mensuellement une somme d’argent dans un compte en fidéicommis pour défrayer le coût d’un voyage d’ici quelques années.

Si vos moyens financiers vous le permettent, retourner dans le pays d’adoption une fois l’enfant ayant atteint une dizaine d’années environ serait une expérience inoubliable pour lui ou elle.

Pour beaucoup d’enfants, la question de l’adoption est étroitement liée à celle de l’abandon. Certains enfants sont des écorchés vifs. La tragédie de leur vie est d’avoir été abandonné(e) à la naissance par la mère biologique nonobstant tout l’amour de leurs parents adoptifs. Ces enfants vont toujours être sensibles et même hypersensibles à toute forme d’abandon: la fin de la garderie (abandonner la gardienne ou l’éducatrice qu’on adore), la fin des classes (laisser une enseignante qu’on aime), la fin des vacances d’été avec les parents. Ce sont des enfants ayant le «blues» du dimanche soir. Inutile de dire que la séparation ou le divorce des parents serait un drame épouvantable tout comme le déménagement d’un(e) ami(e) chèr(e).

Les parents d’enfants vivant cette problématique font face à des crises: violence verbale ou physique, chambre mise sans dessus dessous, refus de ranger, simulation de départ avec une valise, etc. Des enfants en viennent à insulter leurs parents adoptifs en disant «tu n’es pas ma mère», «tu n’es pas mon père» ou «je veux retourner dans mon pays». Au fond d’eux-mêmes ou d’elles mêmes, ils ou elles haïssent ou condamnent les parents de naissance de les avoir abandonnés ou rejetés. Il faudra des trésors de patience et d’amour pour leur expliquer que ce n’est pas par lâcheté que leurs parents de naissance les ont confiés à l’adoption mais par nécessité. Si les parents de naissance avaient eu le choix, ils auraient opté pour une autre solution que l’adoption. D’autres enfants vivront cet abandon par la passivité: tristesse dans le regard, incontinence inexpliquée, etc.

Si vous croyez que la situation vous échappe, n’hésitez pas, pour le plus grand bien de l’enfant, à consulter un psychologue, un travailleur social ou un autre spécialiste. Il existe d’excellents professionnels qui ont développé de grandes habiletés pour traiter les enfants aux prises avec ce genre de situation.

André Cousineau
Parent adoptant, janvier 2002

Bibliographie

  1. When you were born in China, a memory book for children adopted from China, Sara Dorow et Stephen Wunrow, Yeong & Yeong Book Company, 1997.
  2. "Why was I adopted?", Carole Livingston, Carol Publishing Group Edition, 1993.
  3. Why am I different, Norma Simon, Albert Whitman $ Company, 1976
  4. Families are different, Nina Pellegrini, Holiday House, 1991

Révéler les origines: points de vue complémentaires

    La situation d'adoption pose aux parents comme aux enfants des problèmes spécifiques. Il fut un temps où, quand l'adoption avait été précoce, il était fréquent de cacher son statut à l'enfant. Actuellement pareille situation est exceptionnelle: les parents informent très tôt les enfants de leur condition. S'il était encore besoin de justifier cette honnêteté, des arguments très concrets plaident en sa faveur: l'enfant finit toujours par apprendre la vérité, par une indiscrétion ou un document.

Mais pourquoi la tentation de taire ses origines à l'enfant? Une raison très humaine s'impose d'elle-même: il est plus difficile de faire face à une situation d'exception, différente de la norme. Mais d'autres causes, plus insidieuses, interviennent.

Adopter un enfant est le plus souvent, pour les parents, l'aboutissement d'un chemin douloureux. Il a fallu renoncer à la procréation et s'adresser à un couple inconnu pour combler les désirs de maternité et de paternité. Ce sont souvent les reliquats de ce passé, qu'on préférerait oublier, qui se transposent dans le malaise à se situer clairement par rapport à l'enfant adopté.

C'est en tenant compte des interactions entre les vécus des parents et ceux de l'enfant qu'on peut mieux comprendre certains problèmes qui se posent dans l'éducation de l'enfant adopté. Il est dans l'ordre des choses que la situation d'adoption suscite progressivement les interrogations de l'enfant.

S'il dispose d'une liberté d'expression suffisante, il posera, et c'est normal, de nombreuses questions sur ses origines, sur les conditions de son adoption. Il est important d'accorder à ces questions l'importance relative qui revient aux particularités de sa situation. En effet, ces interrogations traduisent en partie une curiosité qui n'a rien de spécifique. Elles sont l'expression des curiosités de tout enfant concernant sa famille: curiosité sexuelle par rapport au couple des parents, investigation quant à la généalogie, désir de se situer dans la structure familiale.

Il convient dès lors de les recevoir pour ce qu'elles sont: non pas l'expression d'une inquiétude particulière, mais celle d'un désir d'information propre à tous les enfants. Elles ne deviendront source d'insécurité que dans la mesure où elles réveilleront chez les parents leurs propres incertitudes. Adaptez vos réponses à l'âge de l'enfant.

Bien sûr, certaines interrogations sont plus spécifiques et plus difficiles à manier: celles qui concernent les parents réels de l'enfant. Mais là encore le recours aux situations familiales considérées comme «normales» apporte une aide. Dans toute famille, il est légitime que les parents répondent à la curiosité des enfants, mais il va de soi qu'ils gardent secrète leur intimité personnelle. Cette pudeur naturelle et indispensable peut s'étendre au passé de l'enfant adopté (d'ailleurs le plus souvent ignoré des parents adoptifs).

L'enfant acceptera sans difficulté des explications réalistes, mais nécessairement incomplètes, pourvu que les parents puissent imposer sans culpabilité ou malaise cette limitation à la curiosité de l'enfant.


Références:

  1. L'enfant adopté, texte de la psychologue J. Godfrind tiré du livre pour enfant: Benjamin et le poussin adopté de: Tamara Danblon et Anton (dessins), Edition Dupuis, collection Petite abeille, no 25, Paris, 1980. Rédaction: Gilles Breton.
  2. « Parler à votre enfant de l'adoption », (mai/juin 2001) Paediatrics & Child Health, vol. 6, no. 5. Comité de la pédiatrie communautaire, Société canadienne de pédiatrie.
  3. À lire aussi: Un énoncé de la Société canadienne de pédiatrie:La compréhension de l'adoption : Une méthode axée sur le développement.


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