Nouvelles en adoption


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Archive de nouvelles, page 1: Mars 98 à janvier 1998

 

  1. En Corée du sud, la situation économique pousse des parents à abandonner leurs enfants
  2. La FPAQ «brasse la cage».
  3. Le SAI restreint l'adoption privée
  4. La ligne Info sans frontières n'est plus.
  5. Article sur l'adoption internationale dans Protégez-vous
  6. Les Québécois contre l'adoption par les couples homosexuels
  7. Discrimination des familles adoptives dans l'assurance-emploi: les mères adoptives ont perdu
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26 mars
1998
En Corée du sud, la situation économique pousse des parents à abandonner leurs enfants
Source: Korea Herald, 26 mars 1998, par Kim Song-ae.

Voici quelques faits sur la situation des familles dans ce pays:

  • l'an dernier, environ 500 enfants de Seoul ont été placé en orphelinat, dont 40% en raison de divorces, les autres pour des raisons économiques;

  • les médias contribuent au phénomène en publiant abondamment sur l'augmentation des abandons d'enfants causée par le démentèlement des familles, le chômage et d'autres problèmes économiques;

  • à Seoul, un centre de ressource pour enfant reçoit en moyenne 10 adultes par jour qui demandent de laisser leur enfant au soin d'un orphelinat et le gouvernement municipal de Seoul est responsable de 40 orphelinats;;

  • seulement un ou deux cas rencontrent toutes les exigences;

  • souvent les parents ne semblent pas comprendre les conséquences de la vie en orphelinat pour leur enfant;

  • les responsables expliquent celles-ci au parents en détail et certains décident de garder leur enfant pour lui éviter ces difficultés irrévocables au plan psychologique.

Un responsable de la division de la jeunesse de la municipalité, Lee Hyon-sook, estime que «l'abandon des enfants aux orphelinats atteindra probablement un sommet en juin ou juillet 98 alors que les conséquences pour les ménages des mesures d'austérité du Fonds monétaire international (FMI) s'intensifieront.»


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13 mars
1998
La FPAQ «brasse la cage».
Source: La Cigogne, journal de la FPAQ, mars 1998.

Dans la plus récente parution de son journal, la Fédération des parents adoptants du Québec soulève des questions importantes sur la situation de l'adoption internationale au Québec.

Ainsi, dans son «Mot du président», André Cousineau soutient que:

  • il faut un changement radical au SAI dans son rôle de surveillance des organismes parce que la FPAQ reçoit souvent des témoignages démontrant clairement que l'adoption internationale au Québec a des failles;

  • le SAI doit pousser les autorités canadiennes de l'immigration à faire des examens médicaux plus sérieux;

  • il faut que les parents adoptants soient informés AVANT l'adoption de l'existence de maladies ou de problèmes de comportement chez certains pays d'adoption;

  • certains organismes donnent des informations incomplètes ou erronées sur l'état de santé des enfants;

  • les coûts augmentent en spirale mais personne ne se penche sur les solutions posibles pour les réduire;

  • dans certains cas, le même notaire, le même traducteur travaillent pour un organisme sans que celui-ci accorde des rabais alors qu'une grande partie des pièces des dossiers d'adoption sont semblables. Un traducteur chinois bien connu en serait rendu à un minimum de 1 million $ d'honoraires depuis 1990.

  • les parents se plaignent du manque de transparence de certains organismes qui sont devenus de véritables PME de l'adoption;

  • la FPAQ dénonce les traitements de faveur dont auraient profité les dirigeants de certaines agences; pour adopter;

  • dans certains cas, où les parents ont dû remettre des enfants adoptés, les services sociaux auraient blâmé les parents adoptants pour avoir failli à une tâche quasi impossible;

  • le code d'éthique des organismes ne prévoit aucune conséquence à des actes répréhensibles par les agences. Le Comité de suivi chargé d'étudier les plaintes n'a qu'un pouvoir de recommandation;

  • le SAI bloque présentement plusieurs dossiers d'adoption par contact privé et favorise l'adoption par les agences. Le SAI vit une forme de paranoïa face à tout ce qui pourrait ressembler à du trafic d'enfants. Pendant ce temps, certains organismes continuent de tondre les parents adoptants sans qu'on réagisse.

Pour aller plus loin, lisez des extraits du journal de la FPAQ


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13 mars
1998
Le SAI restreint l'adoption privée
Source: Le dépanneur, Radio-Canada, 13 mars 1998.

En ce 13 mars 98, l'émission Le dépanneur de Radio-Canada traitait d'adoption internationale, plus précisément de la mauvaise santé de certains enfants à leur arrivée (voir aussi notre page santé).

Durant cette émission, Mme Collin, nouvelle responsable du Secrétariat à l'adoption internationale, a eu les propos suivants sur l'adoption privée:

«Actuellement, on considère que les créneaux privés devraient pas exister puisque, à part des raisons majeures où vous avez un contact direct, raisonnable, personnel avec quelqu'un du pays, la famille, si votre conjoint vient de ce pays-là, que vous avez séjourné plusieurs années, les réseaux privés ne sont pas légaux et ne sont pas autorisés.

Pourquoi? C'est parce que ce sont les plus risqués au niveau du trafic d'enfants et les autorités des pays concernés d'ailleurs nous alertent souvent et nous essayons actuellement de nous assurer que les adoptions se font par des organismes agréés qui sont obligés dans le fond de nous prouver leur crédibilité et d'une certaine façon de la prouver aux autorités des pays qui offrent les enfants à l'adoption.»

Soulignons que:

  • la loi québécoise autorise pour l'instant l'adoption privée;

  • il est illégal d'agir comme intermédiaire au Québec sans être agréé;

  • un réseau de personnes, qui feraient des adoptions à la place d'autres personnes sans être agréé, serait illégal;

  • par contre, toute personne peut légalement procéder seule pour réaliser une adoption internationale;

  • la loi ne traite pas de la nature du contact à l'étranger et ne définit pas les critères que ce contact doit respecter afin d'être "acceptable" pour le SAI.

Pour aller plus loin, voir notre page sur la l'adoption internationale privée au Québec.


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3 mars
1998
La ligne Info sans frontières n'est plus.
Sources: Fondation Parents sans frontières et associations de parents, mars 98.

Le 26 février 98 la ligne «Info Sans frontières» a cessé ses opérations. Cette ligne était un service d'information gratuit supporté par la Fondation Parents sans frontières. La Fondation a indiqué qu'elle a mis fin à ce service parce qu'elle «aurait aimé avoir plus de collaboration de la part des agences mais qu'elle ne l'a pas eu».

D'autres sources chez les associations de parents indiquent qu'en fait la ligne dérangeait beaucoup de gens dans les agences parce que l'information donnée n'était pas toujours favorable à certaines d'entre elles.

Le service n'était disponible que depuis l'automne dernier et on peut déplorer sa disparition puisque les parents adoptants sont toujours en quête d'information.


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19 février
1998
Article sur l'adoption internationale dans Protégez-vous
Source: Magazine Protégez-vous, mars 1998.

Le magazine québécois de consommation «Protégez-vous» publie dans son édition de mars 1998, un article sur l'adoption internationale intitulé «A beau mentir qui vient de loin». Ce papier, écrit par le journaliste Guy Sabourin, traite essentiellement des problèmes de santé que peuvent avoir les enfants adoptés à l'étranger.

L'article est critique à l'égard des agences d'adoption qui «vous refilent parfois des enfants malades en sachant très bien que vous avez exigé un enfant sain». L'article ajoute qu'il «arrive aussi que l'agence leur demande [aux parents] un consentement aveugle, en l'absence de tout rapport médical ou à l'appui d'un dossier trop mince. On appelle aussi des parents pour leur proposer un enfant et on leur donne une heure pour se décider.»

Par ailleurs, l'article contient des informations sur les problèmes de santé physiques et mentales les plus fréquents selon les pays. Reprenant des propos du Dr Chicoine de Ste-Justine, l'article indique qu'environ un enfant sur sept est malade à son arrivée ici, les cas graves étant de l'ordre de 5 à 6 %.

L'article donne 10 conseils pour minimiser vos risques dont:

  • s'informer auprès des associations de parents;
  • lire le code d'éthique des organismes agréés;
  • demander des renseignements sur l'agence avant de signer
  • essayer d'avoir des informations médicales sur l'enfant et sa mère;
  • vous préparer adéquatement:
    • en ne mentant pas lors de l'évaluation psychosociale;
    • en considérant l'éventualité d'un enfant malade;
    • en ne vous fiant pas trop aux photos et videocassettes:
    • et finalement en vous rappelant que les conditions de vie dans les orphelinats peuvent être inadéquates.


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8 février
1998
Les Québécois contre l'adoption par les couples homosexuels
Source: Le Devoir, vendredi le 6 février 1998.

Un sondage réalisé au Québec, auprès de 1087 personnes interrogées entre le 23 et le 26 janvier 98, indique que:

  • 60,4 % des Québécois pensent que le «statu quo est souhaitable et qu'il faut décourager toute tentative d'accorder aux homosexuels qui vivent en couple le droit d'adopter»;

  • les personnes les plus farouchement opposées à cette possibilité sont âgées de plus de 55 ans, ont fait seulement des études primaires et sont des hommes, francophones, bas salariés et des Québécois des régions rurales;

  • par contre, les Québécois pensent à 52,4% que le Code civil pourrait reconnaître légalement le mariage entre personnes de même sexe.

Pour mettre ce sondage en contexte, il faut mentionner que la Colombie-Britannique est la province la plus avancée en matière de droit des homosexuels. Une nouvelle loi vient en effet d'être adoptée et confère aux gais et lesbiennes les mêmes droits et obligations que les parents hétérosexuels, notamment en ce qui touche les pensions alimentaires et les droits de garde et de visite en cas de rupture du couple.


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30 janvier
1998
Discrimination des familles adoptives dans l'assurance-emploi:
les mères adoptives ont perdu

Source: The Globe and Mail (Toronto), Jan. 30, 1998.

La Cour suprême du Canada vient de refuser d'entendre l'appel logé dans la cause concernant le traitement des familles adoptives par le régime d'assurance-emploi. Ceci signifie que la Cour considère correct le jugement de la Cour d'appel de l'Ontario à l'effet que le régime d'assurance-emploi n'est pas discriminatoire envers les familles adoptives.

Le 8 août 1997, la Cour d'appel de l'Ontario avait rendu jugement contre les familles adoptives en décidant qu'il n'est pas discriminatoire pour l'assurance-emploi du Canada de compenser les mères biologiques jusqu'à 25 semaines alors que les mères adoptives ne reçoivent que 10 semaines de prestations.

La cause avait été portée en Cour suprême par deux mères adoptives, conjointement avec le Conseil d'adoption de l'Ontario et celui du Canada. La décision de la Cour suprême de ne pas entendre la cause met donc fin à cette affaire.

Le seul recours maintenant disponible pour les groupes engagés à promouvoir les intérêts des parents adoptifs est de faire des pressions directes sur le gouvernement fédéral afin que la loi soit modifiée. Évidemment, il s'agit là d'un travail de longue haleine dont les résultats sont pour le moins incertains.

Pour en savoir plus sur cette cause,
consultez le dossier 1: assurance emploi et congé d'adoption.


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