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Père adoptif célibataire... Est-ce
possible? (suite)
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| Automne 2000 |
Nous publions ici une lettre ouverte
(traduction libre) de M. Sean Birchall membre de la FPAQ exposant ses
difficultés à réaliser son projet d`adoption en tant
que célibataire.
Cher amis,
Depuis le dernier article paru, nous avons déposé
une requête à la Cour du Québec (Chambre de la jeunesse).
Cette requête demande à la Cour dordonner que le rapport
de la mise en cause de la psychologue ayant fait lévaluation
psychosociale soit retirée de mon dossier et quil ne puisse
en aucun cas être utilisé à quelque fin que ce soit.
La requête demande que je sois reconnu apte à adopter deux
enfants de sexe masculin. De plus, la requête ordonne que le Directeur
de la protection de la jeunesse appui mon projet dadoption et que
par le fait même soit déposé au secrétariat
dadoption international les deux rapports indépendants ainsi
quune lettre dappui pour que le projet dadoption se
poursuivre.
Dans le cas où la dernière ordonnance
ne serait pas retenue nous demandons quune évaluation psychosociale
effectuée par un psychologue ou un travailleur social indépendant
de la Direction de la protection de la jeunesse soit effectué.
Évidemment les conclusions de cette évaluation obligeraient
le Directeur de la protection de la jeunesse de la Montérégie
à s'y conformer.
Le Directeur de la protection de la jeunesse a déposé
une motion afin de rejeter ma requête. Largument principal
de cette motion consiste au fait que, selon le secrétariat dadoption
internationale, le Directeur de la protection de la jeunesse est le seul
mandataire autorisé a effectué les évaluations psychosociales
pour la Russie. Par conséquent, il est facile de voir que nos deux
évaluations effectuées par des professionnels indépendants
nont aucune valeur aux yeux de la DPJ. Selon cette logique, lévaluation
effectuée par la DPJ est finale et aucun recours ne peut être
intenté à la suite des étapes dappel prévu
par leurs politiques, étapes dappel que nous avons déjà
épuisées.
La DPJ est convaincu davoir le dernier mot !
A la fin mai, nous sommes comparu devant le juge afin
de faire entendre notre droit à présenter cette requête.
Suite à la présentation des arguments de chacune des parties,
le juge a convenu que notre requête méritait dêtre
entendu pour le ``bon sens de la loi``.
Le procès est donc prévu pour la semaine
du 16 au 20 octobre 2000.
A la prochaine avec dexcellentes nouvelles !
Sean Birchall
La Cigogne, Automne 2000
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