Extrait de « Fleurs du monde
(Journal de Familles au coeur québécois)

Le traumatisme de la séparation
Résumé de conférence

Conférencière : Lucie Bourdeau
Vendredi le 17 octobre 2003

Je remercie de la part des participants madame Bourdeau. L’exercice qui suit a pour objet de résumer en quelques lignes les paroles de madame Bourdeau. Il va de soi que ce texte ne peut qu’effleurer une portion d’information de cette rencontre de 2,5 heures. Seule une présence à ladite conférence pourrait ainsi lui rendre justice.

Il s’agit d’un sujet difficile qui touche la séparation d’un enfant de sa mère et de son père. On parle ainsi de deuil et de trauma. Ces facteurs ainsi réunis peuvent provoquer le deuil traumatique.

Ce deuil, comme l’ensemble des émotions, est sujet à des facteurs aggravants. La gravité du trauma aura des répercussions qui pourront affecter un individu face à sa perception personnelle ou extérieure. Un certain impact sur le développement du cerveau peut également être causé par le trauma.

Bien que perçu comme négatif, ce trauma est signe de grande force chez les individus touchés. Pour réussir à vaincre un abandon aussi hâtif et cette peur incommensurable; une intelligence, une force physique ainsi qu’un tempérament solide y auront grandement contribués.

Le diagnostic du deuil traumatique est difficile à identifier. Il passe notamment par une combinaison d’un deuil et d’un élément aggravant. Ces éléments sont propres à cette partie d’histoire inconnue des individus et sont de nature variée : phobie, syndrome de l’alcoolisation fœtale, anxiété.

Le résultat de ce début de vie différent vient parfois teinter la personnalité des individus. On est huître ou on est boxeur. On s’efface ou on ne passe pas inaperçu. Ces traits de caractère touchent bien sûr les émotions. L’huître refoule ses émotions et reste imperturbable devant des situations difficiles. Le boxeur vit ses émotions et souligne fortement ses opinions.

Les relations sociales peuvent également être affectées. Il peut s’agir d’isolement et d’un nombre restreint d’amis intimes. Pour l’autre, de difficulté à vivre l’autorité et d’aimer y apporter provocation. Avez-vous identifié le trait de personnalité associé à ces éléments ?

La maman adoptive devra s’adapter à son huître ou à son boxeur. Chaque type sera teinté de forces et faiblesses bien propres. Une bonne connaissance des traits de caractère sera un atout certain dans l’établissement de la relation maman et enfant.

Peu importe le type, boxeur ou huître, l’accompagnement des parents aura un rôle prépondérant sur le développement social et affectif de l’enfant. Il faut être capable d’écoute face à l’huître pour qu’elle puisse s’ouvrir et ainsi partager ses émotions. Le boxeur, lui, a besoin d’un bon entraîneur. Il doit être encadré pour évoluer dans un milieu sécuritaire.

La tâche revient à nous, chers parents, d’apprendre à connaître notre boxeur ou notre huître. Nos enseignements, ainsi bien conduits, sauront faire de nos enfants des êtres au passé difficile mais au futur prometteur.

Merci à madame Bourdeau de nous avoir transmis ses connaissances. Ces dernières sauront, j’en suis convaincu, aider enfants et parents à évoluer dans un cadre meilleur. Félicitations pour votre conférence bien imagée.

Jean-François Leboeuf
Papa de Cameelia, d’origine chinoise

Extrait de Fleurs du monde, Automne 2003

 

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14 novembre 2003